ZFE : le Conseil constitutionnel piétine le Parlement et le peuple ! Les zones à faibles émissions sauvées par les juges
Auteur(s) France-Soir Publié le 22 mai 2026
Nouveau coup de force technocratique ! Le Conseil constitutionnel enterre purement et simplement la suppression des Zones à Faibles Émissions (ZFE) que les députés et sénateurs avaient pourtant votée en avril dernier après des mois de contestation populaire massive. Selon Le Monde, les « sages » de la rue Montpensier ont censuré l’article 15 ter de la loi de simplification économique, le qualifiant de « cavalier législatif » sans lien suffisant avec le texte initial. Au total, ce sont 25 articles sur 84 qui ont été retoqués. Peu importe donc la volonté des représentants du peuple, une poignée de juristes non élus décide de tout effacer d’un trait de plume.
Pourtant, la grogne était réelle. Des millions d’automobilistes, artisans, commerçants et Français modestes refusent ces zones qui interdisent progressivement les véhicules Crit’Air 3, 4 et 5 dans 43 agglomérations. Amendes à 68 €, vignettes obligatoires, exclusion des centres-villes… Un véritable racket écologique qui frappe d’abord les plus modestes, ceux qui ne peuvent changer de voiture tous les cinq ans. Comme le souligne Contribuables Associés, « l’envolée des prix du carburant ne suffisait pas », les ZFE remettent les compteurs à zéro et renvoient des centaines de milliers de conducteurs dans l’illégalité et dans une nouvelle forme de précarité.
Derrière cette obstination, il y a Bruxelles. Les directives imposent, la qualité de l’air prime, et les gueux n’ont qu’à bien se tenir (hors des villes). La France a déjà été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne et risque des sanctions financières lourdes si elle ne maintient pas ces dispositifs. Le gouvernement et une partie du bloc central, pourtant conscients du ras-le-bol, n’ont que peu bataillé pour défendre la mesure. Peut-être comptaient-ils sur le Conseil constitutionnel pour faire le sale boulot.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Les parlementaires du Rassemblement national et des Républicains, qui avaient porté l’amendement de suppression, dénoncent une « décision injuste contre les Français ». Ils promettent déjà de déposer une nouvelle proposition de loi spécifique, cette fois dans un texte dédié, pour éviter un nouveau vice de procédure. « Le Parlement a voté, le Conseil constitutionnel a annulé, mais à quoi sert encore le suffrage universel ? », résume un élu LR.
La question reste tout de même posée, à quoi sert le vote des représentants du peuple si, au final, la décision réelle se prend entre Bruxelles, le Conseil d’État et une poignée de juges ? Ce n’est pas la première fois que l’écologie punitive passe en force contre l’avis des Français. Qu’il s’agisse des ZFE, des normes agricoles ou des taxes vertes, on promet la transition écologique, on impose des contraintes insupportables aux classes populaires, et on ignore les alertes sur le pouvoir d’achat et la vie quotidienne.
Les ZFE restent donc en vigueur. Les automobilistes continueront d’être contrôlés, verbalisés, exclus. Et pendant ce temps, les gros pollueurs continueront de circuler librement sur mer ou dans les airs… Ici on ne parle pas d’écologie, mais de punition sociale.
